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La sécheresse intime

Publié par Dr. Anne De Kevasdoué le 2017-05-15
On la confond souvent avec le défaut de lubrification vaginale qui elle, est assurée par les effets du désir sexuel.

La sècheresse intime est ressentie au départ comme un inconfort local du matin au soir, voire parfois des irritations. Les muqueuses de la vulve et /ou du vagin sont pâles, plus minces et plus fragiles ; elles ont perdu leur souplesse et leur élasticité. Parfois il existe même des fissures.
En jargon médical, notamment sur les frottis, on parle d’atrophie.

A la longue, elle occasionne des désagréments puis des douleurs à l’occasion des rapports sexuels. Qu’elle qu’en soit la cause, la sècheresse vulvo-vaginale altère la qualité de vie sexuelle.


A quoi est due cette sécheresse intime ?

Dans la majorité des cas, la cause est hormonale, liée à la carence estrogénique, en particulier après la ménopause quand les ovaires ne sécrètent plus d’hormones. Elle s’aggrave avec l’âge et l’absence de rapports sexuels. Plus de la moitié des femmes ménopausées en souffrent et n’osent en parler à leur médecin.

Chez la jeune femme, on constate une atrophie vaginale dans certaines circonstances : après un accouchement et lors de l’allaitement, mais aussi en cas d’absence de règles prolongées plus de six mois, ce qu’on observe chez les anorexiques. Lors de la prise de certains médicaments comme les progestatifs, certaines pilules minidosées et les analogues de la LH-RH, les anti-estrogènes utilisés pour le cancer du sein hormono dépendant pour diminuer ou tarir toute sécrétion estrogénique.

La carence hormonale réduit le débit sanguin local, fait disparaître le mucus vaginal, tarit les sécrétions des glandes sébacées de l’endocol et de la vulve.

Il en résulte une perte du collagène cutané, une réduction de l’hydratation et une perte progressive de l’élasticité des muqueuses.

Autre cause fréquente : les infections vaginales, quelles qu’elles soient, qui irritent et dessèchent les muqueuses. Les mycoses récidivantes contribuent à assécher pendant parfois de longues durées le vagin au point que certaines femmes pensent que la mycose n’est pas guérie et mettent indéfiniment des ovules.

Une toilette inappropriée avec un savon agressif ou des produits détergents, des irrigations vaginales répétées, l’utilisation de tampons périodiques en excès déséquilibre la flore vaginale voire la détruise.

Un certain nombre de maladies générales exposent à la sécheresse vaginale : le diabète, la dépression, les suites d’une intervention gynécologique.

Certains médicaments aussi comme la vitamine A acide utilisée pour l’acné, les antidépresseurs etc…


Comment maintenir une bonne hydratation des muqueuse ?

Le meilleur moyen, c’est de maintenir des rapports sexuels réguliers, d’adopter les bons gestes pour la toilette intime, d’éviter les agressions chimiques. L’eau seule ne résoudra pas le problème car elle a plutôt tendance à dessécher la peau et les muqueuses. Utiliser des produits lavants avec une base hydratante qui permet de préserver le film hydro lipidique.

Après la ménopause, le traitement le plus efficace est le THS qui restaure l’humidité, la souplesse et l’élasticité des muqueuses. Pour celles qui ne le souhaitent pas, l’utilisation de crèmes, ovules ou capsules vaginales à base d’hormones ou non.

N’hésitez pas à en parler à votre gynécologue ou à votre pharmacien.
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